La météo de l'éclipse du

11 août 1999

 

Le spectacle d'une éclipse partielle de Soleil constitue déjà un phénomène remarquable, mais ce n'est rien en comparaison de la féerie qu'offre la vision de l'éclipse totale :

Eclipse du 24 octobre 1995 en Inde (cliché Philippe MOREL)

L'éclipse du 11 août sera totale en France sur une zone d'à peine 110 km de large, au nord du pays, selon un axe Fécamp/Metz. Cette bande de centralité mérite donc une analyse climatologique particulièrement poussée pour optimiser ses chances de contempler ce somptueux spectacle céleste.

( Le ciel pendant l'éclipse du 11 août sur le nord de la France, simulation réalisée avec le logiciel StarryNight )

 

C'est l'objet de l'étude présentée ici, qui reprend une grande partie des résultats publiés dans l'ouvrage Observer l'éclipse, édité par l'association astronomique ADAGIO avec la collaboration de Météo-France.

Les données consultables sur ce site le sont également sur la page spéciale éclipse du serveur de Météo-France où vous trouverez en plus :

Avant l'éclipse :

Après l'éclipse :

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ÉTUDE CLIMATOLOGIQUE SUR LA BANDE DE CENTRALITÉ DE L'ÉCLIPSE EN FRANCE

 

Il y a plusieurs façons d'aborder le sujet. L'une d'entre elles consiste à exploiter la banque d'archives des images satellite pour en déduire des statistiques de couverture nuageuse. Il n'est pas facile de savoir quelle portion exacte du ciel occultaient les nuages présents, donc si l'éclipse aurait été observable ou non dans ces conditions. Par contre, cette analyse peut être en grande partie automatisée et donc être menée tout le long de la bande de centralité : on en tire ainsi de précieux renseignements sur la probabilité de voir l'éclipse dans les différents pays concernés. Cependant, la résolution est limitée par la taille des pixels ( 5° soit au mieux 2 pixels sur la France le long de la ligne de centralité ) et cette approche ne permet pas d'affiner les résultats en tenant compte des particularités climatiques régionales. Le lecteur intéressé se reportera à l'article publié par Fred Espenak dans la revue Sky&Telescope d'avril 1998, basé sur un bulletin édité par la NASA.

C'est une méthode tout à fait différente qui a été retenue ici puisqu'elle est basée sur les observations météorologiques effectuées en surface. Grâce à la richesse des paramètres météorologiques mesurés et scrupuleusement consignés, il est possible de faire des statistiques plus fines mettant en exergue les particularités climatologiques à l'échelle d'un département français. A partir des normales climatologiques nous allons esquisser quelles sont les probabilités d'occurrence de différents types de temps sur chaque département, en notant les caractéristiques propres aux différentes régions. Cette connaissance est primordiale pour choisir le meilleur emplacement d'observations une fois que les prévisions pour le jour J seront connues. En effectuant une étude détaillée centrée sur la date du 11 août, année par année, des paramètres observés nous pouvons ensuite mesurer l'apport d'une mobilité totale du chasseur d'éclipse, le long de la bande de centralité en France, sur ses chances de le contempler en toute quiétude.

  1. Données disponibles
  2. Étude basée sur les normales 1961-90
  3. Étude détaillée des conditions météorologiques autour du 11 août, de 1978 à 1998

Le Livre

Observer l'éclipse, pour tous